• (Jeu n°152)

                      Lady Marianne propose un  petit-jeu-de-lettres-152

    (Jeu n°152)

    Le mot le plus long en anagramme à déchiffrer est : BECQUERELLES

    Adjectif féminin pluriel -paroles médisantes- mordantes -proprement: qui donnent des coups de bec.

    Substantif féminin : Méchante langue, femme criarde, querelleuse...

    Avec les lettres proposées : faire des mots de 5 lettres au moins et au moins 5 mots puis les inclure dans un texte sur un thème de votre choix.

    Voici mon texte (avec les mots trouvés en gras et en italique) : 

    Bertille entretenait des relations courtoises avec ses voisins. Néanmoins, son côté un tantinet sauvage la faisait vivre un peu en recluse  entre ces vieux murs écrus. Derrière ses volets bleus écaillés, loin des regards indiscrets, dans la bulle  qu'elle s'était créée, elle préférait de beaucoup la compagnie de ses cinq chats à celle  des humains. Rebelle aux festivités et aux mondanités, elle n'avait même pas souhaité célébré  ses soixante-dix ans. L'hiver, il faisait froid en Creuse, et elle avait pour habitude de nourrir tous les  greffiers, errant dans sa ruelle  ; elle laissait des gamelles d'eau et de croquettes à leur disposition. Et personne n'y trouvait rien à redire... Alors, un matin, elle avait été éberluée, quand elle avait vu toutes leurs  écuelles  renversées puis elle était entrée dans une colère bleue. Car les petits abris de fortune qu'elle avait fabriqués de ses propres mains, avaient été saccagés et certains brûlés. L'amie des petits félins  ne s'était pas creusé  la tête bien longtemps pour deviner qui était la coupable... Il s'agissait sans aucun doute de cette péronnelle à la quarantaine épanouie, arrivée depuis peu dans le village, et qui n'était pas dotée d'une belle  âme tout en fricotant avec les curés, à qui mieux mieux. Ne passait-elle pas, le plus clair de son temps, à se pomponner, à se pavaner dans des clubs  de loisirs futiles, à coincer la bulle  et à chercher querelle  à tout le monde ? Elle détestait les animaux ; son attitude cruelle  et ses critiques becquerelles  à l'encontre de la gent féline avaient plus d'une fois ulcéré  Bertille qui avait éculé  tout son répertoire d'arguments  pour lui rabattre son caquet. En vain ! La becquerelle n'en démordait pas. Les chats avaient tout intérêt à ne pas s'approcher d'elle. Mais elle allait vite savoir de quel bois se chauffait leur "nourriceuse"...

     

    NB : Coincer la bulle signifie ne rien faire, paresser, faire une pause, une sieste...


    23 commentaires
  • Tableau du samedi : Les mots d'amour d'un chat

    Chat de Marcats ©

                                                     Ne pas copier SVP 

    Pour le tableau du samedi chez  Lady Marianne

    j'ai choisi une très belle peinture réalisée par Marcats

    Ses chats sont si expressifs dans leurs attitudes et mimiques !

    A noter que celle-ci sera présentée avec trois autres peintures de l'artiste à l'expo collective "Les Chats" dans la galerie du "Vert-Galant", 52 quai des Orfèvres à 75001 Paris au mois de mars.

    (découverte grâce à Grifélins)

    Son site est ici : Facebook/Marcats

    Liens complémentaires à consulter :

    Exposition-de-peintures-dédiées-au-chat-à-la-galerie-du-Vert-Galant-2017

    Exposition-de-peinture-dédiée-aux-chats-Cata-Morgana-Bruxelles-15-30-novembre-2014

    Je remercie chaleureusement Marcats, de m'avoir gentiment autorisée à publier  l'une de ses œuvres.

    Tableau du samedi : Les mots d'amour d'un chat


    20 commentaires
  • La légende des chats d'Angeline

              Photo du 28 juin 2013 de René Hourdry pour Wikipedia/ La Romieu

    Pour le défi-n-2-thème-contes-légendes-mythes  chez  Evy

    voici la légende des chats d'Angeline à La Romieu :

    La Romieu est située dans le Gers. Le nom de ce village médiéval d'un peu moins de 600 habitants, « l'Arroumîu », signifie « le pèlerin » (un « roumieu »). La Romieu est une  étape européenne sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle...

    Plusieurs sculptures représentant des chats figurent autour de la place. Elles sont l’œuvre d’un sculpteur animalier d’origine orléanaise, Maurice Serreau, qui s’était installé à la Romieu pour sa retraite. Au début des années 1990, il commence à sculpter des chats, qu’il offre à divers commerçants de la commune. Il explique ensuite avoir été inspiré par une légende selon laquelle une jeune orpheline, Angéline, aurait sauvé un couple de chats lors d’une terrible famine, où la population avait dû se résoudre à manger tous les chats. La prospérité revenue, les récoltes étaient dévorées par les rats et souris qui avaient proliféré. C’est alors qu’Angéline libéra les chats issus du couple qu’elle avait enfermé, et elle sauva le village d’une nouvelle famine. Elle finit par ressembler elle-même à un chat. Cette légende aurait été créée de toutes pièces, car elle n’est attestée par aucun document, mais elle connaît un grand succès auprès des visiteurs.

    (Source Wikipedia/ La Romieu )

    Vous pouvez lire la légende ici

    Et vous balader à La Romieu avec cette vidéo

    NB : Le Gers étant limitrophe à la Haute-Garonne, et donc non loin de chez moi, j'ai eu la chance d'y aller à la mi-août de 2010 pour la fête des chats...


    24 commentaires
  • Le lion des cavernes

    Si actuellement l’image du lion est uniquement synonyme de savane africaine, ce n’était pas le cas aux temps préhistoriques. On peut même dire que ce grand carnivore avait les plaines glacées de l’hémisphère nord comme terrain de chasse, de l’Eurasie à l’Alaska. C’était probablement, jusqu’à son extinction, le plus grand prédateur du Paléolithique supérieur, choisissant ses proies parmi les troupeaux de rennes qui traversaient la steppe. 
    Les hommes préhistoriques devaient rencontrer les lions des cavernes, ou plutôt les éviter, pour ne pas finir comme plat de résistance. La chasse aux lions ayant peu de chance d’aboutir, ils préféraient les peindre ou les graver sur les parois des grottes ou sur d’autres supports, comme sur de l’ivoire de mammouth. Petit détail, ce grand félin doit son nom au fait qu’un grand nombre d’ossements ont été trouvés dans des cavernes, et non pas au fait que l’animal y séjournait, ce qui n’est absolument pas prouvé !  

    La suite est à lire ici

    (Merci à Grifélins )


    17 commentaires
  • Que-serais-je-sans-toi

    Recueil : Le roman inachevé (1956)

    Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre 
    Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant 
    Que cette heure arrêtée au cadran de la montre 
    Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

    J'ai tout appris de toi sur les choses humaines 
    Et j'ai vu désormais le monde à ta façon 
    J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines 
    Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines 
    Comme au passant qui chante on reprend sa chanson 
    J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson.

    Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre 
    Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant 
    Que cette heure arrêtée au cadran de la montre 
    Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

    J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne 
    Qu'il fait jour à midi qu'un ciel peut être bleu 
    Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne 
    Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne 
    Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux 
    Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.

    Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre 
    Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant 
    Que cette heure arrêtée au cadran de la montre 
    Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

    Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes 
    N'est-ce pas un sanglot de la déconvenue 
    Une corde brisée aux doigts du guitariste 
    Et pourtant je vous dis que le bonheur existe 
    Ailleurs que dans le rêve ailleurs que dans les nues 
    Terre terre voici ses rades inconnues.

    Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre 
    Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant 
    Que cette heure arrêtée au cadran de la montre 
    Que serais-je sans toi que ce balbutiement.
     
    Louis Aragon (1897-1982)
     
    (Source www.mon-poème.fr )
     
    Si magnifiquement chanté par Jean Ferrat qui nous manque tellement !
     
     

    21 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique