• Sécurité route

    GRIFélin


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  • en piquer

    Bien souvent, la guêpe a mauvaise réputation et on cherche surtout à l’éviter, voire à l’éliminer plutôt qu’à l’attirer. Pourtant, il est possible de cohabiter avec elle, notamment lorsque le nid est situé dans une zone peu fréquentée et suffisamment haut pour que la guêpe ne soit pas dérangée par notre activité.                                        Photo : Jean-Louis Schmitt 

     

    La tentation d’en piquer pour la guêpe !

             Guêpe : une mauvaise réputation, mais un auxiliaire efficace au jardin…

                                        Photo : Jean-Louis Schmitt

     

    Je partage un bel article qui complète bien mon précédent billet du matin.

    Cinq-choses-à-savoir-sur-les-guêpes

    Vous pouvez le retrouver ici chez Jean-Louis Nature ici ailleurs

     

    Hormis sa taille qui fait des envieuses, la guêpe n’est guère appréciée. Malgré sa peau lisse comme la soie, contrairement à sa cousine l’abeille toute de poils couverte, rien à faire, nous ne succombons pas au charme de ses nombreuses qualités cachées. En levant le voile sur une intimité admirable, peut-être que la tolérance s’invitera dans nos relations.

    À peine née, les jours d’une guêpe sont comptés. Une colonie ne vit au maximum que d’avril à novembre. Les jeunes reines qui survivent à l’hiver génèrent une autre communauté l’année suivante. D’entrée de jeu, elles repèrent l’endroit idéal pour construire un nid capable de satisfaire le clan. La cavité d’un tronc d’arbre ou le toit d’une grange, voire un ancien nid de mulot font l’affaire, selon les espèces car toutes n’ont pas les mêmes exigences. C’est alors qu’elles se transforment en bâtisseuses. Les fibres de bois broyées par les mandibules et enrichies de salive, constituent un ciment idéal. Chaque espèce choisissant son bois préféré, il est possible d’identifier les propriétaires d’un nid par la simple couleur des matériaux. Délicate, stratège, minutieuse, déterminée, la reine ne ménage pas sa peine pour bâtir le nid en aménageant des alvéoles entourées d’une enveloppe protectrice. Le savoir-faire remarquable conduit à l’élaboration d’un abri capable de résister à la pluie, de maintenir une température favorable, voire de se protéger contre les prédateurs. Un œuf est ensuite pondu dans chaque alvéole. Après l’éclosion des larves, la jeune reine, dévouée à sa progéniture, se charge maintenant de la nourrir.

    C’est là que les ennuis commencent pour nous. Non pas que la guêpe nous en veuille particulièrement mais, lors de ses vagabondages alimentaires, elle croise bien souvent notre chemin. La situation devient encore plus conflictuelle lorsque l’ensemble des ouvrières partent en quête de victuailles pour ravitailler la colonie.

    Nous avons tous connu ces déjeuners dans le jardin ou ces pique-niques qui se terminent par une débandade. Comment une guêpe, par nature omnivore, pourrait-elle résister à l’étalage de grande bouffe ? Viandes, poissons, fruits tout lui convient même si l’on constate des préférences en fonction des espèces. Dès lors, rien d’étonnant à ce que les guêpes fassent leur marché sans mesurer la panique qu’elles vont provoquer. Un coup de journal tue la première mais, très vite, d’autres guêpes occupent l’espace. Ces bestioles ne montrent aucune agressivité loin de leur nid, lorsqu’on ne les saisit pas, mais elles restent prêtes à rendre coup pour coup en cas de provocation. Pour éviter la piqûre, il suffit de garder son sang-froid en s’éloignant tranquillement. Parmi l’immensité des diverses espèces, les guêpes sont souvent dépourvues d’aiguillon venimeux. Mais certaines, comme la guêpe commune, peuvent piquer plusieurs fois (c’est toujours la femelle qui est à la manœuvre !). Cela dit, les doses de chaque piqûre sont 5 à 25 fois moins importantes que celle d’une abeille.

     

    Le réchauffement climatique n’arrange pas la situation. Plus les printemps et les étés sont chauds, plus les colonies s’étoffent. Le manque de pluie favorise l’épanouissement des guêpes qui se rapprochent de tout ce qui pourra satisfaire leur soif et leur faim. L’une des façons de les éloigner consiste tout simplement à placer des restes de nourriture un peu plus loin dans le jardin, ce qui évitera qu’elles caracolent ailleurs. Rassurons-nous, les bipèdes que nous sommes ne constituent pas l’obsession des guêpes. Elles préfèrent de beaucoup des insectes, par exemple, qu’elles attaquent avec une redoutable efficacité. Tout juste tuées, les proies sont mastiquées puis transportées dans le nid pour alimenter les larves.

    Cet épisode invite à analyser le rôle précis de ces insectes mal-aimés. Résultat, les observations conduisent à une légitime réhabilitation. Les guêpes dites « parasites » se révèlent très précieuses dans la lutte contre les insectes ravageurs en agriculture. L’Institut Suisse de bio-informatique, qui a réalisé une étude poussée sur cette lutte biologique, souligne que l’avantage avec la guêpe, par rapport aux pesticides utilisés en agriculture, c’est qu’elle cible quelques organismes alors que la chimie tue sans discrimination. Le rôle de régulatrice des guêpes dans les populations d’insectes est largement reconnu. Même reconnaissance pour leur capacité à polliniser lorsqu’elles sont adultes. Beaucoup de plantes comme les orchidées ou les figuiers dépendent d’elles pour tracer leur avenir. Enfin, bien involontairement, elles servent d’alimentation à de nombreux animaux. Parmi les amateurs : les chauves-souris, les blaireaux, les grenouilles ou les crapauds. Mais ce sont les oiseaux qui figurent au nombre des plus grands consommateurs. On a recensé une centaine d’espèces mettant la guêpe au menu. Le Gobe-mouche gris apparaît en bonne place dans la liste, de même que l’Étourneau. Mais chez les prédateurs, le Guêpier d’Europe se distingue. Avec un pareil nom, l’oiseau aux couleurs exotiques d’arc-en-ciel, ne peut dissimuler sa préférence. Les ornithologues estiment qu’il ingurgite jusqu’à 250 abeilles, guêpes et autres bourdons chaque jour. Le tout capturé en vol. La Bondrée apivore figure aussi dans la liste. Ce rapace migrateur n’hésite pas à s’en prendre directement aux essaims qu’ils soient à l’air libre ou dans le sol. En pareil cas, il peut creuser la terre à l’aide de son bec et de ses serres jusqu’à 40 centimètres de profondeur. Quand le nid est localisé, il lui reste à le déchirer pour s’emparer des larves et des nymphes. Sans les guêpes, les Guêpiers et les Bondées apivores auraient bien de la peine à survivre. Ce constat s’ajoute aux nombreux mérites des guêpes qui aspirent finalement à une heureuse cohabitation avec nous…

    Allain Bougrain-Dubourg

     

     


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  • Merci à Isa des Chats de mon Cœur pour son envoi que je partage car très utile en ce moment... Beaucoup de guêpes cet été...

     


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  • A l'intérieur d'une ruche

    Excellente dernière Minute Nature que je partage.

    Vous pouvez la retrouver chez Jean-Louis ici Nature ici ailleurs

     

    Pascal Chollet est apiculteur depuis plusieurs années, il nous explique comment fonctionne une ruche.

    Dans la campagne suisse, Pascal Chollet finit d'assembler une ruche. "C'est en fait un habitat artificiel conçu pour des insectes sauvages : les abeilles. Une bonne ruche rassemble toutes les conditions pour accueillir les abeilles et leur permettre d'établir une colonie prospère.

    C'est une caisse dont le fond est grillagé et ventilé. On y introduit des cadres qui contiennent une plaque de cire gaufrée qui est en vraie cire d'abeille. La ruche contient deux étages. Au rez-de-chaussée, il y a dix à douze grands cadres que l'apiculteur ne touche jamais. Entre les deux étages, un grillage avec un certain maillage permet de laisser passer les ouvrières, mais pas la reine. Le premier étage est une hausse qui contient des cadres deux fois moins hauts où il n'y aura jamais d'œuf, la reine ne pouvant pas y accéder. Dans la hausse, les abeilles stockent du miel. Quand le miel est prêt, les abeilles ferment l'alvéole. C'est alors le moment pour l'apiculture de récolter le miel."

    Il est temps de visiter une ruche. Il faut alors s'équiper avec une combinaison d'apiculteur. Pascal explique cette précaution. "En principe, si l’on visite une ruche calme, on ne risque rien. Mais la moindre perturbation peut mettre, à juste titre, les abeilles en colère."

    En s'approchant des ruches, on entend les abeilles bourdonner. "Il y a 50 000 à 60 000 abeilles dans une bonne colonie, ça peut faire du bruit", précise Pascal. L'apiculteur enlève un cadre pour nous montrer la vie de la ruche. "Dans certaines alvéoles, il y a du pollen, il sert de réserve de nourriture. Certaines sont remplies de miel, on le voit à l'opercule clair. Enfin, d'autres forment le couvain. Ces alvéoles avec un opercule brun sombre referment chacune une larve. Pour nourrir toutes ces larves, il faut beaucoup de miel et donc visiter beaucoup de fleurs. Pour faire 1kg de miel, les abeilles doivent visiter 150 millions de fleurs ! Une belle colonie en pleine saison peut faire 2kg de miel dans la journée."

    Les abeilles et le miel sur SalamandreTV

     

    A l'intérieur d'une ruche

    Découvrez le film Miel ou déconfiture sur SalamandreTV, la plateforme du documentaire animalier.

    Le destin des abeilles dépend en partie de l'Homme. Le destin de l'Homme dépend en partie des abeilles, toutes solidairement unies autour de cette maxime : "travailler plus pour partager plus". La vie fascinante des abeilles nous révélera-t-elle les clés de leur déclin ? Les abeilles vont-elles disparaître ? L'homme est-il responsable de cette catastrophe ?

    Julien Perrot

     


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  • La pensée du jour (50)

                                                   www.nature-et-poesie.fr

     

    30 ans aujourd'hui que le talentueux poète et musicien, Michel Berger, s'en est allé dormir dans son Paradis Blanc, MA chanson... Ma préférée de tout le répertoire français...

     


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