• Le Crocodile de Saint-Bertrand

    Photo de  Roadeveron.blogspot.com/st-Bertrand-de-Comminges-interior

    Pour le  défi-n-31-thème-contes-légendes-mythes  chez Evy

    Voici une des curiosités de la cathédrale. La légende raconte que saint Bertrand aurait occis d'un coup de son bâton pastoral le terrible crocodile qui dévorait les jeunes femmes avant leur mariage... La réalité est toute autre. Ce crocodile empaillé est sans doute un ex-voto rapporté de Terre Sainte au XIV° par un pèlerin pour remercier le saint de l'avoir protégé lors de son périlleux voyage..

    (Source Patrimoine/la-cathédrale-sainte-marie )

    Il est intéressant aussi de lire ce passage extrait du site  Lieux sacrés 

    L'hagiographie de Vital donne une part importante aux miracles qu'aurait accompli Bertrand. Parmi eux, et sans doute le plus connu, l’épisode du crocodile. Bertrand fait en effet parti des saints saurochtones (tueurs de serpents), à l’égal de saint Michel. D’après la légende, il existait un monstre avant son arrivée, tapi dans la vallée de Labat-d’Enbès. Il imitait le vagissement des enfants pour attirer ses victimes et les dévorer. Pour en débarrasser le pays, Bertrand alla à sa rencontre, armé de son seul bâton épiscopal. Le monstre s’avança vers lui la gueule ouverte. Le saint toucha sa tête du bout de sa crosse, et le reptile devint plus doux qu’un agneau. Il suivit docilement Bernard jusqu’au seuil de la cathédrale, où il mourut.

    Bertrand ne tue pas le crocodile, il le maîtrise. Toute la symbolique de saint Michel est présente dans cette histoire, (dragon ou crocodile, lance ou crosse, colline élevée, église dédiée à la Vierge, etc…) ce qui peut expliquer le fait que Saint-Bertrand-de-Comminges soit appelé le Mont Saint-Michel des terres. Et même si le crocodile naturalisé, accroché dans le narthex de la cathédrale, n’est qu’un ex-voto apporté d’Orient par un croisé, ou une simple curiosité d’histoire naturelle conservée dans l’église, même si cette "relique" n’est exposée que depuis le XVIIIe siècle et que le premier écrit y faisant allusion ne date que du XVIIe siècle, cette légende nous apprend beaucoup.


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  • La cathédrale Sainte Marie

                                      Photo de  Fifistorien  pour  Wikipedia

              Façade sud de la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges 

    Pourquoi un monument aussi gigantesque pour un tout petit village ? Il faut se rappeler que pendant 13 siècles, Saint-Bertrand a abrité le siège de l’évêché du Comminges. C’était une importante cité médiévale où les pèlerins affluaient en masse.

    La cathédrale de Saint-Bertrand-de Comminges sous sa forme actuelle a connu plusieurs transformations et plusieurs époques sous l’impulsion de trois évêques.

    Au XI°siècle, Bertrand de l’Isle érige une nouvelle cathédrale romane sur les ruines d’un premier monument religieux vraisemblablement incendié lors des invasions barbares du V°siècle. La tour clocher qui donne à la cathédrale des airs de château fort imprenable sera ajoutée un siècle plus tard. Certains textes médiévaux évoquent même l'existence d'un pont-levis qui reliait l'enceinte de l'édifice religieux au reste de la ville. 

    Au XIV° siècle, la cité est devenue un lieu de culte et de pèlerinage important, une halte prisée sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Bertrand de Got, futur pape Clément V, décide de l’agrandissement de la cathédrale, impose alors le style gothique et s'occupe personnellement de transférer et d'élever les reliques de Saint Bertrand, canonisé à la fin du XII° siècle pour les miracles accomplis de son vivant et à titre posthume. 

    Au XVI° siècle, Jean de Mauléon donnera à la cathédrale sa physionomie définitive par la construction de l'orgue et du chœur de stalles toutes en boiseries et marqueteries. Vous entrez alors dans l'univers des chanoines bien protégé du petit peuple et du flux des pèlerins, hiérarchisation qui ne choquait pas grand monde à l'époque. Vous pouvez même vous reposer en position debout, comme un chanoine le faisait incognito, sur les miséricordes prévues à cet effet. Cette église intérieure est magnifiée par les artistes de la Renaissance qui ont puisé leur inspiration dans l'histoire religieuse ou épique, l'imagerie populaire et profane, la redécouverte de l'art antique, etc.

    (Source Patrimoine/la-cathédrale-sainte-marie )

    NB : Lugdunum Convenarum, littéralement «colline du dieu  Lug des Convènes» est le nom donné à une importante cité urbaine antique aquitano-romaine du sud-ouest de la Gaule romaine, correspondant à l'actuel village de Saint-Bertrand-de-Comminges  qui ne compte plus aujourd'hui que 250 habitants...

    La tradition veut que, dans sa plus grande extension, la ville ait couvert toute la superficie de la vallée et ait été plus étendue que Lutèce à la même époque. Un dicton latin précise « qu'un chat aurait pu aller de toiture en toiture depuis Lugdunum jusqu'à Valentine », soit 12 km ! Cette ville rassemblait 10 000 habitants au moment où, d'après Pomponius Mela (le plus ancien géographe romain connu), Toulouse, principale ville de la région, en comptait 20 000.

    Si vous désirez en savoir plus c'est ici : Wikipedia


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  • Dimanche 16 septembre, journée du patrimoine organisée par la commission des Fêtes de ma commune.

    Le soleil est au rendez-vous... Départ à 9h30 en bus. Nous sommes 22 personnes. Destination : Saint-Bertrand de Comminges, à 78 km.

    Visite à 11 heures de la cité médiévale commentée par un guide de l'association des Olivétains (1 heure environ avec Agnès)

    12 h à 14 h : quartier libre dans ce beau village, l'un des plus beaux de France.

    Photo de groupe orchestrée par Gisèle, chroniqueuse et photographe pour le Journal La Dépêche. On a immortalisé le moment.

    14 h : visite accompagnée de la magnifique cathédrale Sainte Marie avec David.

    15 h 30 : visite accompagnée  de la basilique St-Just de Valcabrère avec évocation du site archéologique avec David également.

    Retour  vers 18 heures. Tout le monde est enchanté.

    Nous avons passé une journée formidable, hors du temps...

    ... A 30 km d'Aspet, le site majestueux de Saint-Bertrand-de-Comminges se découvre au détour d’un virage. Ancienne cité romaine fondée au Ier siècle av J.-C., le site est un haut lieu d’art, riche de 2000 ans d’histoire. Saint-Bertrand-de-Comminges, suspendu entre ciel et terre, se détache sur le fond vierge des contreforts pyrénéens. Au sommet de la ville haute, la cathédrale Sainte-Marie autour de laquelle s’alignent des maisons de style Renaissance, retenues par un rempart taillé dans le roc. Au pied de la colline, s’étendent les ruines de la cité antique de Lugdunum-Convenae et ses nombreux vestiges gallo-romains. La cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges, dont l’origine remonte au début du Moyen-Age, fut continuellement enrichie jusqu’au 16ème siècle d’éléments architecturaux et décoratifs. La cathédrale regroupe trois époques et styles différents. De l’époque romane, avec la tour carrée du clocher, le linteau du portail représentant les douze apôtres, le tympan orné de l’adoration des rois mages ainsi qu’une galerie du cloître. A l’intérieur de la cathédrale, au milieu de la nef gothique, le regard est ébloui par le chœur de stalles en bois et par le magnifique buffet d’orgue, considérés comme des joyaux de la Renaissance. En contrebas des petites rues médiévales de Saint-Bertrand, la basilique Saint-Just-de-Valcabrère s’élève au milieu des prés. Construite à l’emplacement d’une nécropole d’époque romaine, cette église romane a la particularité de présenter de très nombreux réemplois antiques dans son architecture ce qui lui confère une indéniable originalité.

    CRT Midi-Pyrénées

    Source  Tourisme-Aspet/saint-Bertrand-de-comminges

     

     

    Une vidéo France 3 Occitanie

     

    Et ne loupez pas cette autre très belle et courte vidéo.

    A voir  ici


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  • Depuis l'au-delà

    Pour le défi-n-17-parler-d-un-livre  chez Evy je vous présente 

    un livre lu dernièrement d'un auteur que j'ai toujours apprécié, déniché à la médiathèque. Captivant !!! Excellent !!

    Voici la 4e de couverture :

    Je me nomme Gabriel Wells. Je suis écrivain de romans à suspense. Ma nouvelle enquête est un peu particulière car elle concerne le meurtre de quelqu’un que je connais personnellement : Moi-même. J’ai été tué dans la nuit et je me demande bien par qui. Pour résoudre cette énigme j’ai eu la chance de rencontrer Lucy Filipini.  En tant que médium professionnelle, elle parle tous les jours aux âmes des défunts. Et c’est ensemble, elle dans le monde matériel, moi dans le monde invisible, que nous allons tenter de percer le mystère de ma mort.

    Un extrait à lire ici : Babelio

    Site de l'auteur ici : Bernard Werber/Depuis l'au-delà


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  • (Jeu de lettres n°182)

    Lady Marianne propose un  petit-jeu-de-lettres-182

    (Jeu de lettres n°182)

    Le mot le plus long en anagramme à déchiffrer est :  BOUSTROPHEDON

    nom masculin vient du grec -écriture archaïque (grecque) qu’on lisait successivement de gauche à droite et de droite à gauche. 

    Avec les lettres proposées : faire des mots de 5 lettres au moins et au moins 5 mots puis les inclure dans un texte sur un thème de votre choix.

    Voici mon texte (avec les mots trouvés en gras et en italique) :

    Depuis qu'il avait crée son atelier d'écriture dans une maison de retraite de l'ouest  de la France, Honoré Dupont  nageait dans le bonheur. Il avait retrouvé le sourire et sa joie de vivre. Oubliée sa morosité qui lui plombait l'ambiance ! Il en avait assez soupé  de ses journées oisives. Jusqu'à délaisser ses bouquins, bouder  ses potes et sa sœur, ne plus voir personne... Il en aurait presque perdu son latin. Il avait beau avoir trente-deux ans, il était  content d'avoir croisé la route  de petits vieux super  motivés. Il avait frappé à la bonne porte, quand il avait répondu  à cette petite annonce dans un journal local breton  et obtenu  ce poste d'animateur. Pourtant, au début, il avait sous-estimé les capacités des personnes âgées inscrites dans son atelier et il s'était attendu à rencontrer des difficultés de toute sorte. Mais ses peurs, ses doutes et ses craintes s'étaient vite envolées. Les onze participants étaient doués ! Pratiquer un sport cérébral trois fois par semaine, c'était bien mieux pour eux que de se shooter  à la tisane ou aux Fleurs de Bach. Ecrire un poème en prose  sans s'occuper des rimes en utilisant des tropes  pour embellir un texte en le rendant plus vivant, les réjouissait. Jouer au cadavre exquis en fabriquant des phrases rigolotes, les amusait. Dessiner des rébus cocasses  les captivait. S'exercer au boustrophédon  les galvanisait. L'écriture avait le pouvoir d'ouvrir les vannes de leur mémoire, parfois défaillante. Honoré, même s'il était un peu soupe-au-lait, était devenu leur mentor, leur héros...


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