• Chantepleure (Jeu de lettres n°153)

    (Jeu de lettres n°153)

                        Lady Marianne propose un   petit-jeu-de-lettres-153

    (Jeu de lettres n°153)

    Le mot le plus long en anagramme à déchiffrer est : CHANTEPLEURE

    Nom féminin -Entonnoir à long tuyau percé de trous, pour faire couler du vin dans un tonneau sans le troubler. Robinet d'un tonneau en perce. -ou arrosoir de jardinier - Fente verticale pratiquée dans un mur pour l'écoulement des eaux.

    Étymologie :  vient de chanter et pleurer, à cause du murmure que fait entendre le liquide en s'écoulant.

    Avec les lettres proposées : faire des mots de 5 lettres au moins et au moins 5 mots puis les inclure dans un texte sur un thème de votre choix.

    Voici mon texte (avec les mots trouvés en gras et en italique) : 

    Piètre idée d'éplucher  des oignons quand on avait le cœur en miettes.  Laurence  n'avait pas vraiment besoin de mouiller ses yeux davantage. N'avait-elle pas assez pleuré ? De quoi remplir en entier une chantepleure  qui aurait  rechanté  ses pleurs tout en déversant son désespoir sur un hectare  de cailloux. Au point de se payer des maux de crâne  qui lui donnaient la nausée. Elle était effondrée. Elle avait hurlé  sa douleur. Elle avait dû lâcher  l'homme qui lui disait depuis deux ans qu'elle était devenue l'unique femme de sa vie. Elle avait fait l'erreur de placer  la barre trop haute  le concernant. Elle ne pouvait être qu'ulcérée  en estimant que Peter avait abusé de sa crédulité et qu'il l'avait trahie. Certes, elle avait toujours su qu'il était marié. Mais il lui avait promis maintes et maintes fois qu'il quitterait son épouse pour continuer sa route avec elle. Elle n'avait pas eu l'impression de vivre dans le péché et n'avait pas pensé un seul instant qu'elle avançait sur une pente glissante. Son destin avec lui, lui avait semblé tout tracé. Et la perte  de cet amour qu'elle avait vécu, qu'elle avait cru bêtement naturel  et éternel, l'avait dévastée. Tout s'était écroulé quand il avait planté  le décor en lui annonçant de but en blanc que Cathleen  attendait un enfant. Dire qu'il lui avait juré ne plus avoir aucun lien charnel  avec elle !!! Qu'il avait été cruel ! Et face au regard perçant qu'il lui avait lancéLaurence  avait enfin compris qu'il s'était moqué d'elle et qu'elle n'était pour lui que la cinquième roue du carrosse... Alors qu'elle aurait eu envie d'une épaule  solide sur laquelle s'appuyer et qu'elle aurait été prête  à tout plaquer en France pour le rejoindre en Californie... Des images revenaient la hanter. Celles de son paternel, une crapule  à la carrure d'Hercule et à la paluche de fer, qui l'avait battue comme plâtre  lorsqu'elle avait découché de la maison à dix-sept ans. Sans aucune retenue, il lui avait fichu une raclée  qui l'avait laissée pantelante et inanimée sur le plancher... Celles de Peter qu'elle avait croisé sur un plateau de télévision. Il était acteur  et chanteur. Il habitait à San Francisco, une ville pas comme les autres, protégée du vent du Pacifique, indissociable de son fameux brouillard et bénéficiant d'un étonnant microclimat. Elle était éclairagiste. A la fois artiste et technicienne, elle mettait en lumière les spectacles. Et elle avait éclairé le sien lorsqu'il était venu en tournée à Paris. Elle le revoyait l'enlacer  tendrement, lui offrir un  pendentif en nacre d'abalone qui apportait douceur, pureté, confiance en soi, gaieté, grâce et raffinement à l'être humain qui le portait. Dans la chaleur de ses bras, elle avait goûté aux délices de l'amour. Sans Peter, il ne fallait pas qu'elle chute, parce  que si elle tombait, personne ne viendrait la ramasser...


  • Commentaires

    1
    Dimanche 25 Février à 04:41
    colettedc

    Magnifique participation à relever ce défi, Béa ! Bravo ! Bises♥

    2
    Dimanche 25 Février à 07:35
    soene

    My God, KimCat, quelle drame, une vie de chien pour la pauv' Laurence cry
    En fait, elle a tellement de malheurs qu'elle n'a même pas besoin de peler ses oignons pour pleurer comme une Madeleine !!
    J'ai bien ri... oups... fallait pas rire ? clown
    Bon dimanche et gros bisous d'O.

    3
    Dimanche 25 Février à 07:36

    la lâcheté ordinaire ... presque une chronique du quotidien

    le mot chantepleure est très joli

    4
    Dimanche 25 Février à 07:41

    Eh oui Peter n'avait pas du tout l'intention de sacrifier son mariage pour sa maîtresse , comme souvent, les hommes  aiment leur vie familiale qu'ils pimentent d'une autre relation .

    Bravo comme d'habitude un superbe texte 

    Bon dimanche 

    Bises 

    5
    Dimanche 25 Février à 08:18
    Séverine

    Ah les hommes mariés, il ne faut pas leur faire confiance s'ils changent de bras !

    6
    Dimanche 25 Février à 09:58

    Triste histoire... mais si bien racontée !

    7
    Viviane
    Dimanche 25 Février à 10:39

    Béa,

    Drôle de cauchemar, pour Laurence;

    Vivre un passage de sa vie sans issue est certainement un moment douloureux !!!

    Comment Cathleen pouvait vivre elle aussi, avec cet enfant... de l'amour ou créé pour mettre fin à cette histoire d'amour que Peter avait avec Laurence.

    La dureté de la vie doit-elle être partagée avec plusieurs compagnes...

    Les couples sont de plus en plus déchirés, les recompositions sont inclus dans notre vie courante.

    Bises !!!

    8
    Dimanche 25 Février à 13:43
    LADY MARIANNE

    une histoire d'amour comme beaucoup d'autres avec un homme marié---
    peu divorcent---
    elle s'est fait berner--- tomber d'aussi haut ! j'imagine son chagrin !
    ce n'est plus une chantepleure qu'il va lui falloir pour ses larmes-
    merci pour cette jolie nouvelle bien imaginée-
    bisous et bon  aprem !

    9
    Evy
    Dimanche 25 Février à 13:57

    Belle histoire bonne journée bisous

    10
    Dimanche 25 Février à 15:08

    Comme c'est triste , amoureuse d'un homme marié, en plus un acteur, il s'est bien moqué de la pauvre Laurence . Le choc va être dur à digérer, mais Laurence sera plus méfiante la prochaine fois - Courage ma belle -

    Bravo pour cette histoire ! 

    Bonne fin de dimanche 

    Bises

    11
    Dimanche 25 Février à 15:40

    Aujourd'hui cette histoire rime avec la météo chez nous, il pleut depuis ce matin.
    Pauvre héroïne, elle n'avait pas besoin des oignons pour pleurer, elle avait déjà assez de peine comme cela.
    Un très joli texte Béa
    Bon dimanche
    Bises

    12
    Dimanche 25 Février à 16:24

    excuses mais, bien fait on ne chasse pas un homme marié et surtout on n'y croit pas parce que ce qu'il a fait a sa femme, il le refera a la nouvelle, tel est mon opinion même si ce n'est pas le débat ici! Bisous joli texte vivant

    13
    Dimanche 25 Février à 20:50

    Une histoire triste mais oh combien réaliste!

    Bises Béa!

    14
    Dimanche 25 Février à 21:01

    Bonsoir Béa .  très belle histoire mais venant de toi , il n'y a rien d'étonnant .c'est vrai ça , les oignons ne font qu'aggraver les larmes , la pauvre ! 

    j'espère que *tu vas bien et tes petits félins aussi .merci de ton passage. Bonne soirée. Bisous 

    15
    Dimanche 25 Février à 21:28

    Coucou Béa, et bravo, un beau texte, même si l'histoire est triste pour ton personnage, mais Laurence savait qu'il était marié... Pour ma part, je serai en semi pause pendant ces vacances scolaires.. si je peux je passerai, sinon on se retrouve plus tard. Bisous Béa !

    16
    Lundi 26 Février à 07:16
    Reinette
    Bravo, bien vu
    17
    Lundi 26 Février à 11:30

    histoire éternelle .... bon un petit rhum pour se remettre !!!
    bravo pour ce défi bien construit !

    18
    Lundi 26 Février à 18:51
    covix

    Bonsoir, 

    Une histoire triste, bien narrée et malheureusement pas si rare que cela et pas seulement par des hommes! Mais le jeu de promettre l'union après un divorce, Laurence aurait du se méfier, c'est une ritournelle de flambeur.

    Bonne soirée

    Bises

     

     

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