• Leçon de vocabulaire sur le cri des animaux

                                                   Pixabay/Tigre

    Extraits de L’Albine, de Fernand Dupuy (Fayard)

    « Tu le sais, bien sûr depuis longtemps, le coq chante, cocorico, la poule caquète, le chien aboie quand le cheval hennit et que beugle le bœuf et meugle la vache, l’hirondelle gazouille, la colombe roucoule et le pinson ramage. Les moineaux piaillent, le faisan et l’oie criaillent quand le dindon glousse.  La grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse. Et le chat comme le tigre miaule, l’éléphant barrit, l’âne braie, mais le cerf rait. Le mouton bêle évidemment et bourdonne l’abeille. La biche brame quand le loup hurle. Tu sais, bien sûr, tous ces cris-là mais sais-tu ? Sais-tu ? Que le canard nasille – les canards nasillardent ! Que le bouc ou la chèvre chevrote. Que le hibou hulule mais que la chouette, elle, chuinte. Que le paon braille, que l’aigle trompète. Sais-tu ? Que si la tourterelle roucoule, le ramier caracoule et que la bécasse croule, que la perdrix cacabe, que la cigogne craquète et que si le corbeau croasse, la corneille corbine et que le lapin glapit quand le lièvre vagit. Tu sais tout cela ? Bien. Mais sais-tu, sais-tu ? Que l’alouette grisole. Tu ne le savais pas.

    Et peut-être ne sais-tu pas davantage que le pivert picasse. C’est excusable ! Ou que le sanglier grommelle, que le chameau blatère et que c’est à cause du chameau que l’on déblatère ! Tu ne sais pas non plus peut-être que la huppe pupule. Et je ne sais pas non plus si on l’appelle en Limousin la pépue parce qu’elle pupule ou parce qu’elle fait son nid avec de la chose qui pue.
    Qu’importe ! Mais c’est joli : la huppe pupule ! Et encore, sais-tu ? Sais-tu que la souris, la petite souris grise, devine ! La petite souris grise chicote. Avoue qu’il serait dommage d’ignorer que la souris chicote et plus dommage encore de ne pas savoir, de ne pas savoir que le geai, que le geai cajole ! Sais-tu que la mésange zinzinule! Comme la fauvette d’ailleurs. »

    (Source Henri Girard/Auteur-roman-nouvelles )


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  • Les origines du hérisson

                         Attention, le lait est mortel pour les hérissons. 

    La famille du hérisson aurait vu le jour il y a environ 60 millions d’années avant notre ère. On a découvert il y a 35 ans le fossile du Zalambdalates en Asie. Cet ancêtre serait à l’origine du hérisson. On a retrouvé des fossiles sur presque tous les continents et même en Amérique d'où les hérissons ont disparu par la suite.
    On considère que les différentes espèces de hérissons n’ont que très peu changé depuis plus de 15 millions d’années.

    On compte aujourd’hui trois grandes populations de hérissons

    • Le genre Erinaceus qui regroupe les espèces d’Europe occidentale et plusieurs espèces africaines
    • Le genre Hemiechinus dont le hérisson à longues oreilles
    • Le genre Paraechinus qui regroupe les hérissons du désert adeptes des zones désertiques d’Afrique et d’Asie

    A part le genre Hemiechinus facilement reconnaissable à ses pavillons auditifs, il est difficile de distinguer les autres espèces entre elles. Tous les hérissons partagent la même silhouette, des piquants et tous ont la capacité de se rouler en boule pour se défendre.


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  • Qui est le hérisson ?

    Le hérisson est un véritable vagabond. 

    Infatigable vagabond nocturne, le hérisson est un véritable petit athlète.

    Son aspect de jouet mécanique ne doit pas nous faire oublier que le hérisson est issu d’une des plus vieilles lignées de mammifères : les insectivores.
    Cet animal populaire craint peu de prédateurs à part certains rapaces nocturnes et diurnes et surtout le blaireau.

    Le hérisson est doué d’une remarquable faculté d’adaptation. Malheureusement, cet animal est victime de la modernité et on assiste à une véritable hécatombe sur les routes.

    D'où vient le mot hérisson ?

    Les Anglais l'appellent "hedgehog" ce qui signifie "cochon de haie". Le mot français "hérisson" a donné "hérissé". Il désigne des outils à pointes métalliques, comme la brosse à ramoner les cheminées.

    Combien de piquants le hérisson a-t-il ?

    Le jeune hérisson possède 3 000 piquants environ au moment où il quitte le nid familial. Une fois adulte, il arbore un manteau de 5 000 à 7 500 piquants. Plus il est gros et plus il en a. Ces "poils" se renouvellent en permanence. Un piquant ne reste pas plus de 18 mois sur le dos d'un hérisson.


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  • Le Crocodile de Saint-Bertrand

    Photo de  Roadeveron.blogspot.com/st-Bertrand-de-Comminges-interior

    Pour le  défi-n-31-thème-contes-légendes-mythes  chez Evy

    Voici une des curiosités de la cathédrale. La légende raconte que saint Bertrand aurait occis d'un coup de son bâton pastoral le terrible crocodile qui dévorait les jeunes femmes avant leur mariage... La réalité est toute autre. Ce crocodile empaillé est sans doute un ex-voto rapporté de Terre Sainte au XIV° par un pèlerin pour remercier le saint de l'avoir protégé lors de son périlleux voyage..

    (Source Patrimoine/la-cathédrale-sainte-marie )

    Il est intéressant aussi de lire ce passage extrait du site  Lieux sacrés 

    L'hagiographie de Vital donne une part importante aux miracles qu'aurait accompli Bertrand. Parmi eux, et sans doute le plus connu, l’épisode du crocodile. Bertrand fait en effet parti des saints saurochtones (tueurs de serpents), à l’égal de saint Michel. D’après la légende, il existait un monstre avant son arrivée, tapi dans la vallée de Labat-d’Enbès. Il imitait le vagissement des enfants pour attirer ses victimes et les dévorer. Pour en débarrasser le pays, Bertrand alla à sa rencontre, armé de son seul bâton épiscopal. Le monstre s’avança vers lui la gueule ouverte. Le saint toucha sa tête du bout de sa crosse, et le reptile devint plus doux qu’un agneau. Il suivit docilement Bernard jusqu’au seuil de la cathédrale, où il mourut.

    Bertrand ne tue pas le crocodile, il le maîtrise. Toute la symbolique de saint Michel est présente dans cette histoire, (dragon ou crocodile, lance ou crosse, colline élevée, église dédiée à la Vierge, etc…) ce qui peut expliquer le fait que Saint-Bertrand-de-Comminges soit appelé le Mont Saint-Michel des terres. Et même si le crocodile naturalisé, accroché dans le narthex de la cathédrale, n’est qu’un ex-voto apporté d’Orient par un croisé, ou une simple curiosité d’histoire naturelle conservée dans l’église, même si cette "relique" n’est exposée que depuis le XVIIIe siècle et que le premier écrit y faisant allusion ne date que du XVIIe siècle, cette légende nous apprend beaucoup.


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  • La cathédrale Sainte Marie

                                      Photo de  Fifistorien  pour  Wikipedia

              Façade sud de la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges 

    Pourquoi un monument aussi gigantesque pour un tout petit village ? Il faut se rappeler que pendant 13 siècles, Saint-Bertrand a abrité le siège de l’évêché du Comminges. C’était une importante cité médiévale où les pèlerins affluaient en masse.

    La cathédrale de Saint-Bertrand-de Comminges sous sa forme actuelle a connu plusieurs transformations et plusieurs époques sous l’impulsion de trois évêques.

    Au XI°siècle, Bertrand de l’Isle érige une nouvelle cathédrale romane sur les ruines d’un premier monument religieux vraisemblablement incendié lors des invasions barbares du V°siècle. La tour clocher qui donne à la cathédrale des airs de château fort imprenable sera ajoutée un siècle plus tard. Certains textes médiévaux évoquent même l'existence d'un pont-levis qui reliait l'enceinte de l'édifice religieux au reste de la ville. 

    Au XIV° siècle, la cité est devenue un lieu de culte et de pèlerinage important, une halte prisée sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Bertrand de Got, futur pape Clément V, décide de l’agrandissement de la cathédrale, impose alors le style gothique et s'occupe personnellement de transférer et d'élever les reliques de Saint Bertrand, canonisé à la fin du XII° siècle pour les miracles accomplis de son vivant et à titre posthume. 

    Au XVI° siècle, Jean de Mauléon donnera à la cathédrale sa physionomie définitive par la construction de l'orgue et du chœur de stalles toutes en boiseries et marqueteries. Vous entrez alors dans l'univers des chanoines bien protégé du petit peuple et du flux des pèlerins, hiérarchisation qui ne choquait pas grand monde à l'époque. Vous pouvez même vous reposer en position debout, comme un chanoine le faisait incognito, sur les miséricordes prévues à cet effet. Cette église intérieure est magnifiée par les artistes de la Renaissance qui ont puisé leur inspiration dans l'histoire religieuse ou épique, l'imagerie populaire et profane, la redécouverte de l'art antique, etc.

    (Source Patrimoine/la-cathédrale-sainte-marie )

    NB : Lugdunum Convenarum, littéralement «colline du dieu  Lug des Convènes» est le nom donné à une importante cité urbaine antique aquitano-romaine du sud-ouest de la Gaule romaine, correspondant à l'actuel village de Saint-Bertrand-de-Comminges  qui ne compte plus aujourd'hui que 250 habitants...

    La tradition veut que, dans sa plus grande extension, la ville ait couvert toute la superficie de la vallée et ait été plus étendue que Lutèce à la même époque. Un dicton latin précise « qu'un chat aurait pu aller de toiture en toiture depuis Lugdunum jusqu'à Valentine », soit 12 km ! Cette ville rassemblait 10 000 habitants au moment où, d'après Pomponius Mela (le plus ancien géographe romain connu), Toulouse, principale ville de la région, en comptait 20 000.

    Si vous désirez en savoir plus c'est ici : Wikipedia


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