Merci à mon amie Isa des Chats de mon Cœur.
Je partage.
“SI JE POUVAIS TE PARLER, VOICI CE QUE JE DIRAIS.”
Je ne parle pas comme vous.
Je n’ai jamais su lire vos mots, ni écrire les miens.
Mais j’ai vu. J’ai ressenti. J’ai attendu.
Et si je pouvais te parler, un jour, une seule fois…
je choisirais de te dire ceci.
Merci de m’avoir regardé.
Pas comme on regarde une vitrine, mais comme on regarde un vieux livre : avec respect, avec lenteur.
Quand tu es entrée dans le refuge, je ne t’ai pas sauté dessus.
Je n’en avais plus la force.
Et je ne voulais pas te supplier.
Je voulais seulement que tu comprennes.
Que j’étais fatigué.
Mais pas fini.
Que j’étais silencieux.
Mais pas vide.
Et tu m’as choisi.
Toi, parmi tant d’autres.
Tu m’as ouvert ta maison, mais surtout ton quotidien.
Ton canapé. Ta tasse de thé. Ton sommeil. Tes promenades lentes.
Tu m’as donné un nom.
Et je l’ai appris, non pas avec mes oreilles…
mais avec ton regard.
Chaque fois que tu me regardais ainsi, je comprenais :
“Tu es chez toi.”
Je ne t’ai jamais écrit de poème.
Mais j’ai posé ma tête sur ton pied les soirs de pluie.
Et c’était ma façon de dire :
“Je t’aime.”
Je n’ai pas su sécher tes larmes.
Mais je les ai vues tomber.
Et je suis resté là. Immobile. Entier.
Parce qu’on ne fuit pas la peine de ceux qu’on aime.
Je n’ai pas toujours bien vieilli.
J’ai boité. J’ai ronflé. J’ai perdu un peu de mémoire.
Mais toi, tu ne m’as jamais regardé comme un poids.
Tu m’as regardé comme un compagnon.
Un ami.
Un chapitre vivant de ta propre histoire.
Et quand viendra le jour — car il viendra —
où tu poseras la main sur mon dos sans sentir mon souffle,
je veux que tu saches :
Je partirai en paix.
Parce que j’aurai été aimé.
Vraiment.
Et tout ce qu’un chien peut rêver,
c’est de quitter ce monde en laissant un cœur un peu plus plein que vide.
À toi, mon humaine…
Tu es belle dans ta tendresse. Dans ton courage discret. Dans cette façon de recueillir les âmes abîmées.
Merci d’avoir été ma maison.