• Des lettres pour un mot mystère 23 - Coquefredouille

    Des lettres pour un mot mystère -23

    Lilou  lance « Des lettres pour un mot »

    Elle donne chaque lundi les lettres en vrac d’un mot mystère  dont elle donne une définition.

    rappel des règles : vous utilisez les lettres du mot mystère pour construire des mots  de cinq lettres au moins.  que vous introduisez dans un texte de votre choix ou cerise sur le gâteau un texte en rapport avec le mot trouvé.

    mot mystère 15 lettres 

    E E E I O O U U C D F Q L L R 

    COQUEFREDOUILLE

    nom masculin  : Un pauvre hère, un homme sans esprit.

     

    Des lettres pour un mot mystère -23

    Voici mon petit texte :

    (Avec les anagrammes en gras et en italique)

    Le nez plongé dans son bouquin "La coquille Saint-Jacques, sentinelle de l'océan" qui ne le mènerait pas à Compostelle, Louis dit Loulou  avait été alerté par des vociférations et des hurlements de détresse. Il avait bondi de son fauteuil, était sorti de chez lui en trombe et avait grimpé  les escaliers quatre à quatre, jusqu'à l'étage du dessus. La porte de l'appartement de son filou de voisin était entrouverte. Et le décor était loin d'être féerique ! Une scène d'une extrême violence se déroulait sous ses yeux. Frédéric  Coquerelle (lequel avait été baptisé avec ironie coquefredouille), flanquait  la dérouillée du siècle à sa fille. Dans le couloir, la petite Lucile recroquevillée comme un animal blessé, tentait tant bien que mal de se protéger avec son sac d'école, de la volée de coups qui pleuvait sur elle... Quelle folie douce s'était emparée du père de famille ? Loulou avait bien entendu à plusieurs reprises des bruits sourds, des cris de colère, qui lui écorchaient les oreilles. Il n'avait point pour habitude de fouiller dans la vie d'autrui, ni de s'attirer la foudre, ni de chercher querelle à quiconque, mais il n'était pas crédule ; depuis un certain temps déjà, il soupçonnait le bonhomme colérique et loufoque d'avoir la main lourde sur sa femme Odile et sa progéniture. Là, il en avait la preuve. Profondément choqué et écœuré, il avait sauté sur le misérable et l'avait assommé avec une poêle à frire, le premier objet qui lui était tombé sous la main. Il avait aidé l'écolière au visage tuméfié et en pleurs à se relever, l'avait consolée, lui avait prodigué les premiers soins. Et il avait appelé la police...

    N.B. "La coquille Saint-Jacques, sentinelle de l'océan" de Laurent Chauvaud


  • Commentaires

    1
    Dimanche 17 Mai à 07:01

    Toujours difficile de savoir quand et comment intervenir dans ce genre de situation délicate. Bon dimanche Béa

    2
    Dimanche 17 Mai à 08:31

    Que d'anagrammes tu es mis bravo !!

    Faut jamais chercher la petite bête car sinon on en trouve des grosses !!

    3
    Dimanche 17 Mai à 09:35

    Une triste et pénible situation pour qui le vit, femme et enfants, un mari, père violent est à dénoncer pour le bien des siens... bises, JB

    4
    Dimanche 17 Mai à 15:10
    Renée

    Malheureusement des fait qui arrive encore mais, qui ne devraient pas....Bravo Béa magnifique texte pour un sujet délicat

    5
    Dimanche 17 Mai à 15:39

    Bien casés tes mots, bravo

    Bon dimanche, bisous

    6
    Dimanche 17 Mai à 16:49
    yvette/

    Quel sale type dis donc, le Loulou il a bien fait les choses!, on n'a pas toujours des voisins qui puissent venir en aide hélas! j'aurais peur des représailles après!

    Tu t'en es bien sortie, merci pour ta visite Béa.

    Bisous à bientôt!

    7
    Dimanche 17 Mai à 20:17

    Bravo pour texte qui  nous montre deux facettes diamétralement opposées de l'âme humaine . Il a bien fait d'appeler la police Loulou car cette violence on la rencontre de plus en plus.

    Bonne soiré 

    Bises  

    8
    Dimanche 17 Mai à 20:42

    Ton texte est émouvant. Loulou a bien fait d'intervenir !

    9
    Dimanche 17 Mai à 20:54

    Si terrible... bravo pour ton texte!

    Une situation bien tragique et révoltante

    Les mots ont un tel potentiel d'émotions...

    Les sonorités claquent comme les coups...

    Vraiment bravo pour ton écrit, bisous et soirée douce

    Cendrine

    François Batet (1921-2015) | Art Déco

      • Lundi 18 Mai à 16:34

        Merci pour ton beau tableau tout en douceur !

        Bisous ma chère Cendrine

    10
    Dimanche 17 Mai à 22:24
    colettedc

    Bravo, Béa, un très bon texte ! Il a agi pour le mieux ... mais, que va conclure la police, hélas !!! Bonne fin de soirée ! Bises♥

    11
    Lundi 18 Mai à 15:57

     Bravo pour ton texte ( forme et fond) brave homme ce Loulou! 

    Ces faits de violence ne sont hélas que trop réels et pendant le confinement certains ont dû se défouler!

    Bises

    12
    Cecile
    Mercredi 20 Mai à 06:07
    Tu as même réussi à integrer une partie de l'oiseau présenté il y a peu avec "ecorché".
    Texte malheureusement de circonstance : avec le confinement, la violence intrafamiliale et conjugale est montée en flèche
    13
    Jeudi 21 Mai à 14:34
    patchcath

    Situation fâcheuse mais qui tombe à pic pour un texte bien plaisant ;-) Merci 

    14
    Vendredi 22 Mai à 16:16

    Très réaliste ton histoire. Malheureusement la violence aurait augmenté avec le confinement.

    Prends soin de toi.

     

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