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  • La Cloche qui donne le bourdon

                              Emmanuel, bourdon de Notre-Dame de Paris

                                     (Photo de 2009 pour Wikipedia)

    Nommée d'abord Jacqueline, la plus grosse cloche de Notre-Dame de Paris a été refondue pour devenir Emmanuel. Elle est la deuxième plus grosse cloche de France après la Savoyarde du campanile de la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre, également à Paris. Elle pèse 13 tonnes. Avant sa motorisation, elle devait être actionnée par huit hommes. Sa résonance et son timbre grave lui permettent d'appartenir à la catégorie des bourdons. C'est à cause d'elle que vient l'expression "avoir le bourdon", synonyme de tristesse...

    Le son d'Emmanuel est cependant très pur et sa qualité musicale est internationalement reconnue. Il a accompagné certains événements importants de l’histoire de France comme le Te Deum pour le couronnement des rois de France, la visite du pape et la fin des conflits, comme la Première  et la Seconde Guerre mondiale mais aussi internationale comme la Chute du Mur de Berlin. Il ne sonne que lors des grandes occasions religieuses (grandes fêtes catholiques) ou civiles, afin de le préserver. Il sonna lors du jour de deuil national en hommage aux victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo

    Le bourdon n'a pas est pas touché par l'incendie du 15 avril 2019

    Le 15 avril 2020 à 20 hEmmanuel résonne pour marquer le premier anniversaire de l'incendie de la cathédrale. L'électricité étant coupée dans cette dernière, le bourdon est actionné manuellement par un homme qui tire le battant grâce à une corde...

    (Source Wikipedia)

     

     


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  • Melba, Caramelles

    L'ourse Martha, sauvée des jeux du cirque et recueillie au refuge de l'Arche, à Château-Gontier.

    Je partage le bel article de Jean-Louis que vous pouvez retrouver ici

    Nature ici ailleurs

    Une lettre magnifique et bouleversante...

     

    Le 20 novembre 2021, dans les Pyrénées de l’Ariège, l’ourse Caramelles, accompagnée de deux oursons, a rencontré un chasseur qui participait à une battue au sanglier. On ignore comment la situation a dégénéré : l’ourse a mordu l’homme, qui a fait feu et l’a tuée. Caramelles défendait ses petits : réflexe de mère ! On déplore que le chasseur soit entré sans précaution dans une zone à ours. Caramelles était la fille de Mellba, venue de Slovénie, et qui avait été réintroduite dans les Pyrénées en 1996. Mellba avait été tuée par un chasseur le 27 septembre 1997, en Haute-Garonne, alors qu’elle était suivie de trois oursons. Voici le texte qu’Yves Paccalet avait rédigé le lendemain de sa mort, et dont chaque mot vaut pour la fille. Quand l’histoire se répète en drame…

     

    Je vous écris cette lettre à l’encre bleue de rêve, sur un papier de lune. Je vis maintenant au paradis des plantigrades, dans la constellation de la Grande Ourse. Je suis heureuse. La musique des sphères résonne alentour comme un grognement de tendresse. Je me baigne dans la Voie lactée. Je m’ébroue dans la rosée des planètes. Je flaire les parfums du cosmos.

    Vous vous souvenez ? Je m’appelle Mellba. Je suis née en Slovénie. Je pensais passer là-bas le temps qui m’était imparti par la Parque des ours. On m’a prise au piège. Je me suis retrouvée dans les Pyrénées, sur les pentes du vallon de Melles. La contrée est superbe. Je m’y suis adaptée. J’y ai bâti mon chez-moi. J’y galopais, l’été passé, dans des féeries d’iris violets, de lis turbans jaunes et de ramondies bleu-mauve au cœur aigu comme un bec de pinson. Je me servais de mes griffes pour déterrer des racines juteuses et des bulbes amers. Je me régalais de myrtilles et d’airelles, de mûres et de champignons. Avec un lapin par ci ou un agneau par-là, comme vous le faites vous-mêmes.

    L’hiver dernier, je dormais en boule dans ma tanière lorsque, sans m’en rendre compte, j’ai accouché de trois oursons gros comme le poing. Adorables boules de poils cannelle et chocolat… Ces petites choses ont escaladé la face tiède de mon ventre et trouvé le ruisseau de lait et de miel de mes tétons généreux. Autant que la lumière d’avril, leurs vagissements m’ont tirée de ma léthargie. Nous avons gambadé dans l’herbe menue chère à Rimbaud. Mes bébés roulaient dans la pente en couinant de bonheur. Ils résumaient l’avenir de ma race, dans une contrée où elle fut presque exterminée.

    Je vous écris du paradis des ours. Ma lettre vous parviendra, me dit-on, par le canal du vent solaire et d’une aurore polaire. Je vivais heureuse dans les Pyrénées, jusqu’à cette battue aux sangliers. Ils sont venus par dizaines, dans leur tenue de camouflage qui ressemble à un uniforme de guerre… Déployés dans la pente, ils se sont mis à tirer. J’ai eu peur pour les miens. Au lieu de rester cachée dans mon trou, j’ai couru. Un jeune homme a paniqué. Il a appuyé sur la détente. J’ai senti ma poitrine éclater. L’amour de mes oursons, de la belle nature et de la vie, s’est échappé avec le sang qui giclait de mon cœur.

    Ne croyez pas que j’en veuille à cet inconscient. Je l’ai aperçu l’autre jour à la télévision, qui est retransmise jusque sur la Grande Ourse pour faire rire les âmes simples. Il dégage, oserais-je dire, un peu de la beauté sauvage de l’ours. Je le crois sincère quand il explique qu’il s’est imaginé en état de légitime défense. Il incarne la jeunesse de son genre, mais il brandissait un engin de destruction massive. On l’avait convaincu qu’en faisant feu, il démontrerait qu’il était un homme. Un vrai.

    Je l’observe d’en haut. Il regrette. Il grimpe, la nuit, dans la montagne, et contemple les étoiles. Il ne peut pas ne pas distinguer ma silhouette entre les constellations. Mon corps trapu. Mes grands pieds plats et griffus. Mon museau à la truffe si mobile. Mes petites oreilles rondes. Mes yeux noirs en boutonnière, qui le fixent avec amitié et lui rappellent que, selon la légende de ses ancêtres de Cro-Magnon, l’ours commença par être un homme.

    Le chasseur me tend la main. Il pousse un couinement qu’on croirait d’ourson orphelin. Il a compris que le secret de l’harmonie du monde s’inscrit en mots de lune sous la Grande Ourse, c’est-à-dire sur toute la Terre, pourvu que l’homme et l’ours y inventent ensemble un commun destin de lait et de miel, dans le parfum des lis et des iris des Pyrénées. Et de partout ailleurs…

    Yves Paccalet (Lettre écrite du paradis des ours)


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  • Tableau du samedi 88  : Un chat à table

    En mémoire de Lady Marianne

    chez Fardoise et chez Lilou

    Le tableau-du-samedi-Les scènes quotidiennes-repas ou jeu

    j'ai choisi  une superbe peinture de Maria Pavlova, artiste peintre russe contemporaine née en 1979 qui a l'art et la manière de peindre les postures des chats qu'elle affectionne tout particulièrement.

    Vous pouvez voir d'autres jolies toiles de Maria Pavlova ici

    The great cat

    Etoile-et-toiles- Maria Pavlova

    Tableau du samedi 88  :


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  • En monnaie de singe

    À gauche sur l'image, l'île Notre-Dame ( partie occidentale de l'île Saint-Louis actuelle) en 1590 ou 1593 ; à cette époque l'île n'est pas encore lotie.

                                                     (Source Wikipedia)

    Le saviez-vous ?

    Payer en monnaie de singe...

    Cette expression daterait du XIIIe siècle. Saint Louis aurait imposé une taxe pour emprunter le Petit-Pont qui reliait l’île Notre-Dame au quartier Saint-Jacques à Paris. Seuls étaient exemptés les jongleurs ou montreurs de singes prouvant leur identité de saltimbanque en exécutant un numéro devant le percepteur du péage ! D'où cette façon de payer en grimaces ou belles paroles pour ne pas sortir un sou de sa poche...

    N.B. L'île Notre-Dame est une ancienne ile de la Seine à Paris. L'île Notre-Dame fut réunie à l'île aux Vaches située immédiatement en amont à la fin du XIIe siècle, lors de l'opération urbaine qui contribua à former l'actuelle île Saint-Louis. Elle correspond à la partie occidentale de cette île.

     


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  • Un film que j'ai vu au cinéma le 1er novembre dernier que j'ai adoré !

    Je partage avec vous la très belle critique  publiée dans le Journal de Montréal rédigée le 23 novembre par Maxime Demers :

     

    On pouvait craindre le pire d’Aline, le film très attendu de Valérie Lemercier librement inspiré de la vie de Céline Dion. Or, on est loin du désastre redouté. Au contraire, l’actrice et réalisatrice française a transformé son admiration pour la diva de Charlemagne en une comédie dramatique pleine de candeur et de tendresse.

    Précisons-le d’entrée de jeu : Aline est un drôle de film. Son scénario emprunte la forme d’un drame biographique sans en être vraiment un. Ce n’est pas non plus une parodie. S’il exploite davantage les ressorts comiques que dramatiques, le long métrage ne tombe jamais dans la moquerie. Valérie Lemercier a traité son sujet avec amour et respect, ce qui devrait normalement rassurer les fans inconditionnels de Céline...

    Lire la suite ici Journal de Montreal/entre-humour-et-tendresse

     

    N.B. J'ai eu la chance de voir Céline Dion à ses débuts dans les années 80 à l'Olympia en première partie du spectacle de Patrick Sébastien... Elle n'était pas encore une célébrité. Sa voix puissante faisait vibrer les murs... 

     

     


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