• Longanimité (Jeu de lettres n°138)

    (Jeu de lettres n°138)

    Lady Marianne propose un  petit-jeu-de-lettres-138

    Le mot le plus long en anagramme à déchiffrer est : LONGANIMITE

    Nom, substantif féminin - Patience à supporter la douleur morale -Indulgence qui porte à pardonner ce qu'on pourrait punir - Magnanimité.

    Avec les lettres proposées : faire des mots de 5 lettres au moins et au moins 5 mots puis les inclure dans un texte sur un thème de votre choix.

    Voici mon texte (avec les mots trouvés en gras et en italique) :

    Manon  avait passé des vacances inoubliables  chez son grand-père paternel qui habitait  un charmant petit village médiéval  perché dans la montagne  de l'arrière-pays de Menton. Comme elle aimait ce vieux monsieur génial  tellement gentil,  qui portait un gilet  en laine, été comme hiver, et qui avait toujours l'art et la manière de lui conter de belles histoires ! Mais elle ne pourrait jamais oublier ce fameux matin, où il lui avait dévoilé, avec des trémolos dans la voix, ses souvenirs de jeunesse. Sage comme une image, elle l'avait écouté en buvant ses paroles, tout en caressant ce minet si mignon qui s'appelait Angelot, que son papy Antoine  avait sauvé d'un empoisonnement à l'antigel...  Elle avait donc appris que Gamone alias Antoine, venait d'un pays lointain. ; il était laotien  d'origine. Il avait quitté sa nation, pour laquelle il avait milité, au début des années 70 afin de fuir les bombardements américains. Il avait été le triste témoin  des horreurs et des atrocités d'une guerre sans merci. Toute sa famille avait été assassinée, après avoir été prise en otage. Seul rescapé, son mental  en avait pris un sacré coup et il n'avait pas eu assez de longanimité  pour rester,  et avant que le traité d'amitié  avec le Vietnam soit signé en 1977, il était parti par voie maritime. Il avait rassemblé toute la monnaie  qu'il possédait et il était monté  sur une embarcation de fortune avec d'autres nombreux réfugiés. Il avait failli mourir noyé... Parmi les millions d'émigrants, il avait eu de la chance. Beaucoup avaient péri, victimes des pirates et des garde-côtes. Son épouvantable voyage, le menant d'abord en Italie, s'était terminé en France... Il lui avait fallu une tonne  de courage pour se reconstruire et s'acclimater à une nouvelle vie...

    NB : Ma petite histoire est basée sur un fait réel... C'est le mot "laotien" qui a été mon fil conducteur pour l'inventer. En effet en 1977, je fréquentais à Paris, une petite bande de laotiens. Hung, que j'appelais David, m'avait relaté sa vie au Laos et son périple pour arriver en France avec sa sœur. Seuls rescapés de leur famille décimée... A noter aussi que "Gamone" est bien un prénom laotien.


  • Commentaires

    1
    Dimanche 29 Octobre à 00:13

    Plus qu'une simple histoire... Quand la guerre vous tient, qu'il faut fuir vers d'autres horizons... no comment, merci Kimcat, bises

    2
    Dimanche 29 Octobre à 06:57
    Séverine

    Belle histoire qui redevient malheureusement d'actualité.

    3
    Dimanche 29 Octobre à 07:34

    Excellent  Béa, une histoire qui rejoint la réalité et qui malheureusement se répète , avec d'autres nations mais pour un résultat identique , un déracinement obligé et des conditions d'exil dramatiques .

    Merci pour ce témoignage 

    Bon dimanche 

    Bises 

    4
    Dimanche 29 Octobre à 08:19

    Ton texte est magnifique, et tellement émouvant ! Et inspiré d'une histoire vraie, c'est encore plus précieux !

    Bisous, bon dimanche

    5
    Dimanche 29 Octobre à 08:23

    Beau texte en effet, d'autant plus qu'il a un fond de réalité ..

    Bon Dimanche (et un pot d'églantine, un !)

    6
    Dimanche 29 Octobre à 09:20
    LADY MARIANNE

    une histoire poignante--- émouvante-
    du vécu comme pour tant de réfugiés--- fuir l'horreur-
    refaire sa vie en partant de rien-
    une belle participation ! merci-
    bisous - bon séjour en famille-

    7
    Dimanche 29 Octobre à 13:19

    Déjà beaucoup de migrants dans les années 70, et malheureusement bien davantage de nos jours. Histoire très émouvante. Bravo. Bises.

    8
    Dimanche 29 Octobre à 13:23
    colettedc

    Défi superbement bien relevé Béa ! Bravo et bon dimanche tout entier ! Bises♥

    9
    Dimanche 29 Octobre à 15:04

    Bravo ! Si tu es en ce moment absente, que d'articles as-tu patiemment préparés avant ton départ !

    10
    Dimanche 29 Octobre à 18:51

    Merci pour ce texte émouvant. Malheureusement, cette situation se répète encore et encore...

    11
    Lundi 30 Octobre à 16:26

    Ton histoire n'en a que plus de saveur puisque tu as connu une personne qui a vécu cette même douloureuse période.

    Bisous et bon après-midi.

    12
    Lundi 30 Octobre à 17:33

    C'est une histoire très touchante, il en faut du courage et de la force pour lutter contre tous ces malheurs.

    13
    PYL
    Mercredi 1er Novembre à 17:15

    Ma très chère Cousinette Béa,

    Je suis ému par cette histoire, tout comme toi j'ai connu non pas un Laotien, mais une Laotienne, très charmante au demeurant. Son prénom était: Là.

    C'était l'ainée de la lignée des enfants, le là, est commun dans les familles laotienne pour designer l'ainé (e).

    Ce que je retiens d'elle, c'est que c'était une brillante apprenante et toujours avec le sourire et quand elle se trompait, tout était rire, "comme si elle se moquait d'elle".

    J'ai eu l'occasion de manger chez elle, quel talent de faire un repas en si peu de temps et quelles saveurs !!!

    Le temps a passé, dommage, j'aimerai bien connaître de ce qu'elle est devenue?

    Je sais que c'était une talentueuse couturière et de la région parisienne elle souhaitait s'en extraire et s'installer à Clermont-Ferrand.

    Comment allait-elle faire???

    Rien ne l’inquiétait comme si cela ne pouvait pas être plus difficile de ce qu'elle avait connu.

    Quelle sagesse ...

    Je t'embrasse Béa et à bientôt !!!

    Patrick Riot

     

     

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