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Bienvenue chez moi avec des chats, des pensées du Jour et des tableaux de chats

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Les deux chats Sévran et Elmie

Le mail disait : « Juste pour le week-end. Nous n’avons plus de place. Ils sont sur la liste d’euthanasie pour lundi matin. » J'ai lu le message debout dans la cuisine. Il était accompagné d'une photo de deux chats gris, serrés sur une couverture trop étroite. Sévran avait le menton blanc. Elmie gardait une patte posée sur son ventre. Je faisais partie des personnes qu'une petite association contactait pour des accueils. Ce week-end-là, je n'avais rien prévu de particulier. Deux repas chez moi, du linge à plier et une étagère à réparer. J'ai répondu que je pouvais les recevoir, sous réserve d'organiser leur prise en charge. Nous avons parlé du dossier, du transport, des soins et de ce qui se passerait après le week-end. Je ne voulais pas déplacer leur urgence chez moi sans qu'une suite soit prévue. Ils sont arrivés dans deux caisses. En ouvrant les portes dans la pièce préparée, j'ai compris ce que la photo ne montrait pas : ils étaient âgés. Leurs gestes étaient lents. Sévran hésitait à avancer et Elmie le suivait du regard. J'avais posé deux couchages. Elmie a inspecté le premier, puis s'est assise près de la caisse de Sévran. Quand il est sorti, ils ont traversé la pièce ensemble et choisi le même coin. Le vendredi soir, je les ai laissés tranquilles. Je revenais pour vérifier leurs affaires, parler doucement et m'asseoir un moment. Ils ne demandaient pas de spectacle. Ils avaient surtout besoin qu'aucun événement supplémentaire ne leur tombe dessus. Le samedi, j'ai réparé l'étagère dans une autre pièce. Le bruit a été bref. En revenant, j'ai trouvé Sévran derrière un meuble et Elmie à côté. J'ai attendu plus longtemps avant de reprendre mes outils. L'étagère pouvait rester penchée. L'association cherchait une solution durable. J'avais des nouvelles régulières. Une famille intéressée avait finalement renoncé après avoir discuté de leurs besoins. Une autre ne pouvait recevoir qu'un chat. Nous continuions à chercher sans faire de promesse sur les réponses. Le dimanche soir, j'ai étendu une couverture propre sur le fauteuil de la pièce. Elmie est montée la première. Sévran a mis du temps à la rejoindre. Quand il s'est enfin installé, elle a déplacé sa patte pour lui laisser le bord plus doux. Je les ai regardés depuis la porte, mon panier à linge contre la hanche. Ils sont restés après le week-end, dans le cadre d'un accueil prolongé. Mon calendrier a reçu leurs rendez-vous. Les choses à acheter se sont ajoutées à ma liste habituelle. J'ai demandé à un proche de pouvoir prendre le relais si j'étais absent. Je me suis surpris à utiliser leurs noms dans des phrases ordinaires. Sévran a mangé. Elmie a pris mon fauteuil. Il faut déplacer le panier pour ne pas bloquer leur passage. La question d'une adoption est arrivée au milieu de cette vie qui s'organisait déjà. Nous avons fait le point avec l'association, puis préparé les démarches. Ce n'était plus seulement une réponse au mail du vendredi. Deux chats âgés vivaient chez moi, et j'avais choisi que cela continue. J'ai retrouvé le message initial en cherchant un document. Je l'ai relu, puis archivé dans leur dossier. Le lundi annoncé était passé depuis longtemps. Dans le salon, Elmie dormait avec une patte sur le ventre de Sévran. La couverture était assez large maintenant. Mon linge attendait encore dans le panier et l'étagère penchait toujours un peu. 🐾 L'instant suspendu — Récit de fiction inspiré de la vie avec nos animaux. L'instant suspendu
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M
émouvant et oui famille fixion peut être pas <br /> <br /> (un jour une voisine est venu chez moi avec deux chats dans un panier des petits , pour me les montrer j aurais bien pris l un d 'eux je travaillait à l 'époque et peu de temps , ils ont sautés du panier et l un s est caché sous un canapé , l autre nous regardais <br /> <br /> nous on s 'est regardé et l homme à dit on garde les deux . se fut 18 années de bonheur avec eux <br /> ils ont tout saccagés on à enlevée la moquette , les murs tapissés , ils grimpaient partout plus de rideaux , <br /> et la petite à eu une portée , ele avait fuguée trois jours <br /> le chat castré lui pissait partout dans mon bureau j ai encore un classeur marqué , mais je les pleurent tous les jours ..<br /> <br /> bises pour toi kénavo Kim bon lundi
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S
On est suspendu à ce récit bien touchant !<br /> Bon lundi chère Béa ,grosses bises
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P
C'est le risque d'être une famille d'accueil. Comment ne pas se laisser toucher et ne pas craquer parfois dans des situations de ce genre. Je suis sûre que ce genre d'histoire arrive souvent.<br /> Bonne semaine Béa
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C
Certes c'est de la fiction mais ça pourrait fort bien arriver ...<br /> En grande amoureuse des chats que je suis, qui soigne ma minette depuis bientôt 5 ans car elle a du diabète à raison d'une piqûre chaque matin et chaque soir, ça ne peut que m'attrister une histoire comme ça ... mais qui se termine bien malgré tout !<br /> Belle semaine, bisous.<br /> Cathy
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